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Mille excuses pour celles et ceux qui visitent mon blog, il y a des pub qui apparaissent....Je ne suis pas responsable de ces publications et ça me met même dans des situations désagréables quand je vois, par exemple, des annonces pour la calendrier vaccinal, des boissons énergisantes... !!!  Je vais essayer de remédier à ça pour que ces pubs n'apparaissent plus !!! Bonnes visites - tout de même - !  Prenez soin de vous. Michel.

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 18:33

 

 

 

A.carre sante blog HomeNaturoLa tragédie nucléaire Japonaise, a éveillé bien des craintes.

Depuis le début de cette catastrophe vous avez été nombreux à solliciter mon avis de Naturopathe.

Deux grands thèmes sont ressortis de vos questions,

Le premier concerne l’Energie nucléaire et ses risques :

Dans l’article intitulé : « La tragédie Japonaise » (lire l’article ici) vous trouverez un lien vers la CRIIRAD, Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité, Association créée au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl ayant pour but d’informer, de manière indépendante, la population des risques liés à la radioactivité. Les dossiers mis en ligne sur leur site sont pertinents, ettayés et argumentés par de vrais professionnels indépendants qui font aujourd’hui références, je ne peux que vous inviter à les lire.

Le second thème est : les incidences sur la santé de la médecine nucléaire et des techniques d’imagerie à rayonnement (scintigraphies…), en tant que praticien de santé je peux ici vous exposer mon point de vue. 


L’avis du Naturopathe face à la Médecine nucléaire et aux

techniques d’imagerie à rayonnements ionisants :


Le bon sens doit primer ! Tout acte médical ou à visé diagnostique induisant un risque ionisant doit absolument être justifié.

Autrement dit, il faut d’abord mettre en pratique le principe de précaution avant d’utiliser les techniques d’imagerie à rayonnement, telles que : la scintigraphie qui est une méthode d'imagerie médicale qui procède par l'administration, dans l'organisme, d'isotopes radioactifs afin de produire une image ou encore par exemple le scanner qui lui est un appareil d'imagerie à rayons X qui permet l'étude de structures anatomiques à visée médicale.

Les techniques d’explorations médicales sont des outils de diagnotiques absolument necessaires qui serait absurde de négliger, en revanche, ces techniques de pointe et pour lesquelles nous avons encore peu de recul quant à leur impact à long terme sur la santé, doivent être utilisées avec précaution. 

Et plus encore en ce qui concerne les enfants, comme le souligne le Dr Brisse, radiopédiatre, qui indique que les études menées en 2009 sur 30 000 enfants de moins de 5 ans sont essentielles pour la compréhension de l'irradiation médicale « Mais, les résultats ne seront pas disponibles avant plusieurs années ! ».

 Il est donc indispensable que le patient s’informe avant d’accepter toute exploration ionisante, le diagnostique doit nécessairement précéder l’exploration par imagerie qui, elle, ne doit intervenir qu’en cas de nécessité absolue.

Aujourd’hui, il est cependant admis que le « principe de précaution a imposé de privilégier l’hypothèse la plus péjorative en fixant une relation linéaire sans seuil entre la dose reçue et le risque de complication. » Or, selon le document DGS/GTNDO la seule « mortalité par cancers liée à l’irradiation médicale à visée diagnostique est estimée à 3 000-5 000 par an, dont une partie (évidemment) évitable ». voir l’article sur la iatrogénèse en France, « Les Français malades de leurs médicaments » ici 

 

Pour une meilleure compréhension de ce domaine si complexe plusieurs documents sont à votre disposition en format PdF ici b ok mod ident

Guide du bon usage des examens d'imagerie médicale

Introduction du Rapport de l’Institut de Veille Sanitaire

Bien que certaines techniques d'imagerie recourent à des rayonnements ionisants, le bénéfice qu'elles apportent aux malades est sans commune mesure avec les risques potentiellement induits. La réduction de ces risques à leur minimum (radio protection des patients) est depuis de nombreuses années une préoccupation des radiologistes et des médecins nucléaires. La directive 97/43 a fait de cette règle éthique une obligation légale. 

 

La radioprotection des patients : une obligation légale

La radioprotection des patients fait partie des obligations légales depuis l'ordonnance 2001-270 du 28 mars 2001 qui a transposé en droit français la directive 97/43 Euratom. Le décret d'application 2003-270 du 24 mars 2003 a modifié le Code de la Santé Publique (CSP) en introduisant au livre 1er, titre 1er, chapitre V-I, une section 6 relative à la protection des personnes exposées à des rayonnements ionisants à des fins médicales ou médico-légales. Ce texte rend désormais obligatoire pour les médecins demandant ou réalisant des examens d'imagerie utilisant les rayonnements ionisants l'application des principes fondamentaux de justification et d'optimisation.

- La justification des actes est le premier principe de la radioprotection : c'est l'opération établissant le bénéfice net d'un examen par rapport au préjudice potentiel lié à l'exposition aux rayonnements ionisants.

- L'optimisation des pratiques est le deuxième principe de la radioprotection. Lorsqu'un examen utilisant les rayonnements ionisants est nécessaire (justifié), il doit être optimisé : c'est l'opération permettant d'obtenir l'information diagnostique recherchée au moyen de la dose d'exposition la plus faible possible.

 

Communiqué de presse Institut de Veille Sanitaire

22 mars 2010

L’exposition de la population aux rayonnements ionisants liée au diagnostic médical augmente en France.

 

Les patients Français sont de plus en plus exposés


L’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) publient leur rapport relatif à l’exposition de la population française aux rayonnements ionisants liée aux actes de diagnostic médical réalisés en 2007.

Ce rapport actualise et complète l’édition précédente qui concernait les données recueillies en 2002. Il analyse l’exposition médicale par modalités d’imagerie (radiologie conventionnelle, examens scanner et médecine nucléaire), par régions anatomiques explorées, par âge et selon le sexe du patient.

Les principales conclusions

74,6 millions d’actes de diagnostic utilisant les rayonnements ionisants ont été réalisés en France en 2007.

La radiologie conventionnelle représente 63 % des actes, la radiologie dentaire 24,7 %, les examens scanner 10,1 % et la médecine nucléaire 1,6 %.

Les actes de diagnostic médical en France conduisent à une dose efficace1 égale à 1,3 millisievert (mSv) en moyenne par an et par individu.

Cette valeur, très inférieure à celle des Etats-Unis (3 mSv), se situe dans la fourchette des valeurs moyennes européennes (0,4 mSv au Royaume-Uni - 2 mSv en Belgique).

 

A.HomeNaturo OverblogL’Avis du Naturopathe : 

Ouvrons une parenthèse, il est dit : 74,6 millions d’actes de diagnostic utilisant les rayonnements ionisants ont été réalisés en France en 2007 et plus loin : Les actes de diagnostic médical en France conduisent à une dose efficace1 égale à 1,3 millisievert (mSv) en moyenne par an et par individu.

Voyons à quelles sont les doses reçues lors d’examens médicaux relativement « courants »

Doses reçues

Doses reçues lors d'un examen radiologique  

Irradiations moyennes pour les examens ci-dessous :

  • Angioscanner thoracique est de 12 mSv ( milliSievert)
  • Scanner abdominal : 10 mSv.
  • Coronarographie : 5 mSv.
  • Scintigraphie au technétium : 11 mSv.
  • Scintigraphie au thallium : 22 mSv.
  • TEP scan : 10 mSv

Il semblerait donc que cette dose de 1,3 millisievert par an et par habitant, soit une base de calcul à caution ou en tout cas il serait interressant de savoir quelles ont été les méthodes de calcul, puisque la France compte près de 65 millions d’habitants et que tous n’ont, fort heureusement, pas passé des examens médicaux ionisants, alors que des patients font l'objet d'explorations médicales à répétition engendrant des taux irradiations de ce fait démultipliés.

Avec l'essor du scanner 64 barrettes, l'angiographie coronaire non invasive ou angioscanner coronaire est un des examens proposés pour dépister les lésions coronaires de manière non invasive. Cependant, cet examen est associé à une irradiation liée à l'utilisation des rayons X.

« Avec l'essor de cette technique, il ne faut pas oublier que le scanner engendre une irradiation pour le patient, dont la répétition peut avoir des conséquences désastreuses » explique le Dr Olivier Bar.

Fermons la parenthèse.

 

Les examens scanner sont les actes délivrant les doses les plus élevées et représentent 58 % de la dose efficace moyenne.

La part de la radiologie conventionnelle (hors radiologie dentaire) est de 26 % et celle de la médecine nucléaire est de 10 %.

La dose efficace en 2007 est en nette augmentation, de 57 % par rapport à la dose estimée en 2002 (0,83 mSv) .

Les données de 2007, plus nombreuses, plus précises et mieux représentatives des pratiques médicales françaises qu’en 2002, ont permis une analyse plus fine de l’exposition liée au diagnostic médical. Ont été ainsi mises en évidence :

  • une augmentation significative du nombre des examens scanner et de médecine nucléaire, respectivement +26 % et +38 % entre 2002 et 2007 ;
  • une plus grande part des examens scanner exposant le thorax, l’abdomen et le pelvis, c’est-à-dire des organes radiosensibles qui contribuent fortement à la dose efficace ;
  • une augmentation du nombre d’examens associant la tomographie par émission de positons à un examen scanner (TEP SCAN).

Ces observations expliquent la nette augmentation de la dose efficace moyenne observée entre 2002 et 2007.


Dans le cadre de leurs missions de service public, l’InVS et l’IRSN coordonnent leurs efforts depuis 2003 pour la mise en place d’un Observatoire des expositions médicales de la population française.

1La dose efficace est un indicateur de radioprotection qui prend en compte les doses délivrées à chacun des organes du corps humain exposés à des rayonnements ionisants et leur sensibilité à ces rayonnements. Elle s’exprime en millisievert (mSv).

 

De L’ INSTITUT DE RADIOPROTECTION & DE SURETE NUCLEAIRE (INRSN) sur l’exposition aux doses de radioactivité

 

Lorsque les doses de rayonnements sont inférieures à 100 millisieverts, on parle de faibles doses.

Mise au point sur le sujet.

Quand est-on exposé à de faibles doses de radioactivité ?

Il existe de nombreuses sources d’exposition à la radioactivité. Naturelle, provenant par exemple du granite qui contient d’infimes traces d’uranium, lequel, en se désintégrant, produit du radon, un gaz radioactif qui émane de la roche et se retrouve naturellement présent dans notre atmosphère. D’autres sources sont artificielles. Ainsi des travailleurs du nucléaire ou encore des professionnels de santé sont-ils exposés. Tout comme une personne se prêtant à des examens d’imagerie médicale, comme une radiographie ou un scanner.

  On distingue divers modes d’exposition à des faibles doses de radioactivité :

  • irradiation externe chronique. Par exemple : les rayons cosmiques frappant la Terre
  • irradiation externe ponctuelle. Par exemple : un examen radiologique
  • contamination interne chronique. Par exemple : l’inhalation de radon contenu dans l’air

contamination interne ponctuelle. Par exemple : l’ingestion d’eau contaminée.

D’où vient ce chiffre de 100 mSv (millisieverts) ?


Les études épidémiologiques menées pendant plus de soixante ans sur près de 90 000 survivants des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki ont montré avec certitude que le risque de cancers augmente chez les personnes ayant reçu une dose de rayonnements ionisants supérieure à 100 mSv de manière significative. On a aussi évalué l’effet déterministe (brûlures…) qui s’observe lors d’une irradiation massive et de courte durée.

En revanche, en deçà de 100 mSv, les études n’ont pas établi de façon indiscutable l’existence d’une relation entre dose de rayonnements et risque de cancers ou maladies non cancéreuses notamment en raison des incertitudes qu’accompagnent ce type d’étude. C’est pourquoi cette valeur de 100 mSv a été choisi pour définir schématiquement le domaine des « faibles doses ».

  

Les faibles doses présentent-elles des risques ?


L’absence d’effets décelables lors d’études épidémiologiques menées jusqu’à présent ne permet pas d’exclure l’existence de risques pour les êtres vivants. De plus amples recherches sont indispensables. Pour identifier ces risques biologiques et/ou pathologiques [1], il faut mener des recherches complexes et nécessairement longues associant travaux épidémiologiques, cliniques et expérimentaux. Seules la diversité et la complémentarité des approches permettront d’en savoir plus.

  

À quelles difficultés sont confrontés les chercheurs qui travaillent sur les faibles doses ?


L’exposition à la radioactivité naturelle vient s’ajouter aux éventuelles expositions professionnelles, médicales ou accidentelles. Il est donc difficile d’identifier l’impact respectif des unes et des autres.

 

Par ailleurs, de nombreuses pathologies, et notamment des cancers, surviennent tout au long de la vie pour des raisons génétiques ou environnementales sans rapport avec une irradiation.

  

Pour clore cet article d’information voici ce qui est dit concernant les Irradiations et expositions à faibles doses in et hors domaine médical.


Source : IRSN Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire 


Pourquoi y a-t-il de plus en plus de recherches dans ce domaine ?

L’extrapolation des effets des fortes doses à ceux des faibles doses ne reflète absolument pas la réalité. Étudier les effets liés à de faibles expositions chroniques est donc primordial. C’est pourquoi la Commission européenne finance désormais ces recherches et de plus en plus d’équipes lancent d es programmes.

Quelles vont être les conséquences d’une meilleure connaissance des effets de ces faibles doses ?

Actuellement, la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) recommande que la population générale ne soit pas exposée à plus de 1 mSv par an ajouté à l’exposition naturelle. Pour les travailleurs, le seuil maximal recommandé est de 20 mSv par an.  

Ces seuils ont été fixés pour gérer les risques de manière optimale à un coût acceptable. Tester la pertinence du système de radioprotection actuel par des travaux scientifiques axés sur des résultats constatés permettra de juger du besoin éventuel d’ajuster les normes. Il est en effet essentiel que les mesures de protection reposent avant tout sur des connaissances scientifiques acquises dans le cadre d’études expérimentales, cliniques ou épidémiologiques.

Note :

1- On distingue les effets biologiques, qui sont des modifications passagères ou permanentes du fonctionnement de l’organisme sans que cela soit néfaste pour lui, des effets pathologiques qui peuvent être plus ou moins graves.  

1 sievert = 1 000 millisieverts Le sievert (Sv), en hommage au suédois Rolf Sievert et à ses recherches sur les effets biologiques des radiations, est l’unité qui sert à quantifier le risque lié à une exposition à des rayonnements ionisants.  

Alors que le becquerel (Bq) mesure l’activité de la matière nucléaire et que le gray (Gy) mesure la dose physiquement absorbée par la matière, le sievert permet, quant à lui, d’évaluer l’impact du rayonnement sur la matière vivante. Ainsi peut-on comparer l’effet d’une même dose délivrée par des rayonnements de nature différente à des organismes, des organes ou des tissus qui n’ont pas la même sensibilité aux radiations.   

Pour cerner les effets à long terme des irradiations et des contaminations chroniques à des faibles doses, les experts de l’IRSN investiguent les domaines de l’épidémiologie, mais aussi de la recherche expérimentale et clinique.  

Conduire des travaux scientifiques sur les effets d’une exposition chronique à de faibles doses n’est pas aisé. Les effets sont peu visibles et l’impact sanitaire éventuel ne peut être observé que sur le long terme. Par ailleurs, les études sont lourdes à mettre en place, soit parce qu’elles demandent de suivre de vastes cohortes [1] sur plusieurs dizaines d’années, soit parce que la recherche expérimentale est coûteuse et délicate à réaliser. Pour autant, ces travaux sont indispensables pour connaître et prévenir les risques sur l’homme.

Etudier des populations exposées

Personne n’imagine aujourd’hui se passer de l’imagerie médicale. À chaque radiographie ou scanner, le corps est soumis à un rayonnement ionisant. Cette exposition présente-t-elle un risque ? Pour le savoir, une étude portant sur 30 000 enfants de moins de 5 ans lors de leur premier examen irradiant a été lancée en janvier 2009 en collaboration avec 18 hôpitaux français.     

« En connaissant les examens subis par chaque enfant, on calcule les doses reçues. Puis, avec le registre national des cancers et des leucémies pédiatriques, on pourra identifier les enfants développant des cancers », explique Marie-Odile Bernier, chercheure à l’IRSN, en charge de l’étude. « Il est très important de travailler sur le suivi des enfants exposés car ils sont plus sensibles que les adultes aux rayonnements. Mais, les résultats ne seront pas disponibles avant plusieurs années ! », ajoute le Dr Hervé Brisse, radiopédiatre dans le service de radiodiagnostic de l’Institut Curie à Paris et secrétaire scientifique de la Société d’imagerie pédiatrique et prénatale qui participe à cette étude.  

Les enfants sont aussi l’objet d’une étude sur l’exposition environnementale : « La question des leucémies chez les enfants vivant à proximité des centrales nucléaires remonte aux années 1980 », précise Dominique Laurier, chef du laboratoire d’épidémiologie de l’Institut. En 2008, l’IRSN a analysé près de 200 études scientifiques sur ce sujet. Conclusion : pas d’augmentation du risque de leucémies chez les 0-14 ans vivant à proximité d’une centrale. « Sauf qu’aucune de ces études ne fournit d’information sur les expositions de ces enfants ni sur leur histoire médicale » souligne-t-il.

En collaboration avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l’équipe de Dominique Laurier va s’intéresser à des enfants vivant à proximité de sites nucléaires. « Nous allons évaluer leur exposition à la radioactivité naturelle et croiser cela avec les registres nationaux de leucémies infantiles. » Pour Pierre Barbey, biologiste et membre de l’Association pour le contrôle de la radioactivité de l’Ouest (ACRO), « cette étude permettra d’apporter des réponses mais aussi de montrer qu’il subsiste encore beaucoup d’incertitudes ».

Le lien entre cancer du poumon et radon est très étudié en matière d’exposition environnementale. Ce gaz radioactif naturellement présent dans l’atmosphère peut se trouver en quantité importante dans certaines habitations. Pour quantifier ce risque, l’IRSN a étudié « 600 personnes atteintes de cancer du poumon et 1200 ‘témoins’ (personnes du même âge, non atteintes de cette maladie) qui vivent tous en Bretagne et en région Centre, où l’exposition au radon est plus importante que dans le reste de la France », explique Margot Tirmarche, directrice d’évaluation et d’animation scientifique à l’IRSN et membre de comités scientifiques internationaux tels la Commission internationale de protection radiologique (CIPR).

Conclusion : il existe bien un lien entre le radon dans les maisons et le cancer du poumon. « Désormais, il nous faut convaincre le grand public qu’une bonne ventilation et parfois des interventions de professionnels de l’habitat sont nécessaires », précise-t-elle.

Un laboratoire dédié aux effets sanitaires des expositions faibles aux radiations. 

A l’IRSN, une quinzaine de personnes mènent des études sur les effets sanitaires chez l’homme d’une exposition chronique aux faibles doses. Ils suivent des populations très diverses afin d’étudier tous types d’exposition : environnementale, professionnelle ou médicale.   

Ces spécialistes travaillent au sein du Lepid, le laboratoire d’épidémiologie. Créé au début des années 1990, il est situé à Fontenay-aux-Roses. Actuellement, le Lepid s’intéresse à la relation entre la dose reçue et le risque d’apparition d’effets, à la variation d’un individu à l’autre du risque et aux pathologies non cancéreuses.      

Les travailleurs ne sont pas en reste

« Lors d’opérations de maintenance dans les centrales nucléaires, il peut y avoir exposition à de faibles doses, explique Camille Metz, chercheure sur les effets des irradiations externes à l’Institut. Elle est mesurée grâce au dosimètre individuel porté par les travailleurs. » Les chercheurs disposent des relevés annuels des salariés du CEA depuis 1946, de ceux d’EDF depuis 1961 et ceux d’Areva depuis 1976, soit plus de 70 000 personnes ! Ces données sont croisées avec celles issues des certificats de décès émis en France depuis 1968.

« On constate que la dose moyenne cumulée d’exposition durant toute la carrière professionnelle de ces personnes est de 20 mSv, ce qui est très faible. Au CEA et chez Areva, 50% des travailleurs ont une dose indétectable. Pour déceler les risques liés à des doses aussi faibles, nous devons croiser cela avec d’autres cohortes. Ainsi, sur une quinzaine de pays, soit 400 000 travailleurs, on a pu montrer une association entre exposition professionnelle et risque de décès par cancers. En poursuivant ces études, nous saurons si les recommandations actuelles doivent ou non évoluer », résume Camille Metz. Plus la durée du suivi sera longue et plus les résultats de ces études seront pertinents.

Déterminer les effets sur un organisme vivant

Pour comprendre les mécanismes liés à une contamination chronique, les chercheurs du programme Envirhom étudient notamment des rongeurs, dont l’eau de boisson contient de l’uranium. « Neuf mois de contamination quotidienne chez un rat équivalent à vingt ans chez un homme par rapport à sa durée de vie », précise Isabelle Dublineau, chef du laboratoire de radiotoxicologie expérimentale à l’IRSN.

« Grâce aux études expérimentales, nous maîtrisons tous les paramètres de vie et de contamination de l’animal. Cela nous permet d’être très précis par rapport à la quantité ingérée, et de ne pas interférer avec les effets d’autres polluants. Nous nous intéressons à la localisation de l’uranium dans l’organisme et aux réponses physiologiques. Quelles modifications sont observées, par exemple, au niveau du système cardio-vasculaire, du tube digestif, de l’immunité ou des fonctions du cerveau ?

Comment les effets observés varient en fonction des doses, de la durée d’exposition ou du type d’uranium – appauvri, naturel ou enrichi ? »
    
Alors que l’os et le rein sont les principaux organes cibles lors d’une exposition aiguë, les résultats d’Envirhom ont montré que le système nerveux central, le foie et les organes reproducteurs (femelles) peuvent être également affectés. « Nous constatons une modification des métabolismes majeurs [2], ainsi que des fonctions cognitive (c’est-à-dire le système nerveux central, Ndlr) et reproductives [3] », explique Isabelle Dublineau. « Une contamination chronique à faible niveau par de l’uranium peut donc avoir des effets non cancéreux sur divers organes. Cette contamination, aux quantités ingérées, induit des effets biologiques de type adaptatif [4], qui ne conduisent pas à des pathologies. »

« Pour la première fois, nous avons montré qu’une contamination chronique par de l’uranium enrichi perturbe le cycle veille-sommeil des rats. Elle augmente leur niveau d’anxiété et de troubles de la mémoire. Avec une contamination équivalente par de l’uranium appauvri, l’état général n’est pas altéré », explique Philippe Lestaevel, spécialiste du système nerveux central à l’IRSN. « Nous avons aussi constaté des modifications du système cardiovasculaire lors d’une contamination par le césium 137, mais cela ne signifie pas forcément qu’il y ait pathologie. »

Envirhom, un programme étudie les mécanismes d’action de l’uranium.

Le programme d’études expérimentales Envirhom a été lancé en 2001 par l’IRSN pour permettre une meilleure évaluation des risques liés à l’exposition chronique de radionucléides à la fois sur l’environnement et sur la santé de l’homme. Entre 20 et 25 personnes par an travaillent sur l’axe santé.   

« Il s’agit de mimer, chez des animaux, ce qui peut se passer dans une population soumise à une contamination chronique », explique Isabelle Dublineau, chef du programme Envirhom. « Nous menons des études descriptives afin d’acquérir de nouvelles connaissances et des études plus ciblées sur les mécanismes d’action de l’uranium. »

Suivre les populations des territoires contaminés

L’accident nucléaire de Tchernobyl, survenu le 26 avril 1986, demeure à ce jour la plus grande catastrophe de l’industrie nucléaire civile. L’exposition des populations a eu des conséquences sanitaires comme une augmentation de l’incidence des cancers de la thyroïde chez les enfants âgés de moins de 15 ans au moment de l’accident et vivant sur les territoires contaminés de Russie, Biélorussie et Ukraine. Certaines études menées en Biélorussie suggèrent que les enfants vivant sur les territoires contaminés, et plus particulièrement par du césium 137, présenteraient des pathologies inhabituelles, non cancéreuses telles que cataractes, anémies ou encore troubles du rythme cardiaque.

En avril 2005, l’IRSN a décidé de lancer un programme de recherche appelé  Épice (Évaluation des pathologies induites par une contamination par le césium). Il suit les enfants vivant sur les territoires russes contaminés afin d’évaluer leur contamination par du césium 137. De plus, il est destiné à recenser les pathologies non cancéreuses, en particulier arythmies cardiaques et cataractes. Il sera ainsi possible de confirmer ou infirmer l’existence d’un lien de cause à effet. Plusieurs phases préparatoires ont déjà eu lieu, permettant de valider la faisabilité d’une vaste étude épidémiologique. L’étude portant sur les arythmies cardiaques a été lancée en mai 2009. Elle concerne 18000 enfants, dont la moitié vit sur des terrains non contaminés. Les premiers résultats sont attendus pour 2013.

 

Notes :

[1] - Cohorte : ensemble d’individus suivis chronologiquement, à partir d’un temps initial donné, dans le cadre d’une étude épidémiologique. Une cohorte forme un groupe homogène choisi pour l’étude d’une pathologie. (Larousse médical).

[2] - Les métabolismes du cholestérol, des xénobiotiques (substances étrangères à l’organisme telles que les médicaments), des hormones stéroïdiennes, du fer, de la vitamine D. Par exemple, l’uranium perturbe le métabolisme de la vitamine D ce qui peut conduire à un risque d’augmentation de la fragilité osseuse.
[3] - Des études ont observé une baisse de qualité des cellules reproductrices femelles (ovocytes) sans modification de l’intensité de l’ovulation.
[4] - Le terme d’effets biologiques de type adaptatif est utilisé lorsque des perturbations sont constatées sans entraîner de pathologie ou de menace pour la santé ; l’organisme s’adapte à l’entrée de ce radionucléide.

Pour atteindre une efficacité suffisante, et pour pérenniser les programmes de recherche et leur financement, les scientifiques de l’Union européenne travaillent désormais en réseau.  

 

Trois questions à Jean-René Jourdain Pharmacien radiobiologiste, délégué aux partenariats internationaux et aux activités transverses à la direction de la radioprotection de l’homme de l’IRSN.  

Pourquoi l’IRSN travaille-il sur les faibles doses ?

La réflexion a été lancée en 2000 à la suite des interrogations croissantes de la population. Nous sommes très attentifs aux questions posées par la société, or nous ne disposions alors pas de résultats expérimentaux nous permettant d’argumenter nos réponses. D’où le lancement du programme Envirhom en 2001.

 Ces recherches vont-elles permettre de mieux protéger certaines populations à risques comme les travailleurs du nucléaire ?

Dans un premier temps, cela va surtout servir à s’assurer que nous évaluons bien toute la variété de risques, et pas uniquement les cancers comme c’est le cas aujourd’hui. Ensuite cela permettra d’adapter les mesures de surveillance et de dépistage dans les populations à risque.

Parviendra-t-on à définir un seuil en deçà duquel il n’y aurait aucun effet ?

C’est tout l’enjeu de ces études, mais je doute que l’on y parvienne de façon globale. Aujourd’hui le postulat est de dire que dès qu’on dépasse zéro, il y a un risque, c’est la loi du linéaire sans seuil. L’objectif de ces études est de revisiter cette doctrine et, peut-être, à terme, de définir des seuils de risques, qui pourraient très certainement varier selon les pathologies et les populations.

 


  

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